Journal de la sensibilité

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Avant la première séance : les craintes des personnes sensibles

Avant la première séance : les craintes des personnes sensibles

Mardi, Avril 28, 2026 3 questions

Lorsqu’on rejoint un accompagnement individuel pour la première fois, il peut y avoir une multitude de préoccupations qui nous submergent. Ici, on va s’intéresser aux plus courantes, pour que vous sachiez que c’est normal, tout le monde passe par une variante de ce qui suit, surtout les personnes hautement sensibles.

3 questions à Simon

Quelles sont les craintes que peuvent avoir les participant·es à la première séance ?

La première qui vient en tête est la peur du jugement. Surtout si on connaît peu la personne chez qui on va. Dans tout type d’accompagnement, la confiance est primordiale. C’est à travers ce lien que la personne va pouvoir s’explorer et se découvrir sous un jour nouveau. C’est pourquoi rencontrer la personne avant de s’engager nous aide à déterminer si elle nous convient. Si on se sent bien et en sécurité de s’ouvrir, c’est en général un bon signe pour faire le premier pas. Cependant gardez un esprit critique pendant toute forme d’accompagnement. C’est important pour construire ensemble une relation saine.

Il y a aussi la peur de choisir la mauvaise personne ou le mauvais type d’accompagnement. Cette peur de se tromper est légitime. Il y a pléthore d’offres là-dehors et sous l’avalanche de jargon marketing, il n’est pas toujours facile de démêler ce qui nous correspond. En plus, les personnes sensibles ont souvent des difficultés à dire non et peuvent avoir de la peine à se retirer une fois un processus engagé, même s’il ne leur convient pas. La responsabilité de l’accompagnement est de créer de son mieux un climat de confiance qui invite les peurs et les insécurités à avoir de l’espace, surtout pendant les premières séances.

Qu’est-ce qui se passe pendant une séance ?

Vous l’avez peut-être vu sur le site, mon accompagnement est structuré par séance. C’est pour moi une garantie de ne pas perdre le fil rouge pour que vous puissiez aller vers ce que vous voulez vraiment. Toutefois le risque d’une structure est d’enfermer ou de couper la spontanéité. Pour ces raisons, mes structures sont flexibles et s’adaptent aux besoins du moment. Selon les histoires de vie et les besoins, on va adapter ensemble le rythme et la direction pour que ça vous convienne.

Dans la première séance, l’accent est mis sur la rencontre, faire le point sur votre situation et clarifier où vous voulez aller, en posant un objectif pour votre vie professionnelle. Rien que pour cette première étape, selon où vous en êtes, poser l’objectif peut être réalisé en quelques minutes ou plusieurs semaines. Le but n’est pas de satisfaire la structure, mais de trouver le rythme qui est le vôtre et d’avancer avec. Quand le processus sort de manière significative de ce qui est prévu, ce n’est pas un problème, ça ne veut pas dire que vous faites quelque chose de faux. On en discute et on trouve une manière de continuer ensemble.

Et si je suis trop stressé·e dans les premières séances ?

Le stress et toutes les émotions sont les bienvenues dans cet accompagnement. En général, le stress et toutes les préoccupations que l’on peut ressentir font partie intégrante de ce qu’on a besoin de traverser. Je ne les vois pas comme des ennemis, mais des alliés.

Si après la première séance, vous réalisez que vous avez oublié de partager beaucoup de choses à cause du stress ou d’autres raisons, c’est là que vous pouvez profiter de votre cahier d’accompagnement et d’écrire tout ce qui vous passe par la tête. Et pour vous rassurer encore davantage, ce n’est pas grave si vous n’avez pas tout dit. Il y aura toujours plus à dire et ce n’était peut-être simplement pas le moment. Ce sera éventuellement pour le cahier ou pour une prochaine séance.

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