Journal de la sensibilité

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En harmonie avec l’hyperstimulation

En harmonie avec l’hyperstimulation

Samedi, Juillet 11, 2026

L’hyperstimulation nous signale que notre verre est plein. Dans l’incompréhension de ce qui se passe, on interprète souvent ce signal comme

«Il y a quelque chose qui ne va pas avec moi»

ou «Pourquoi je suis encore fatigué ?».

A ces pensées viennent se mêler un sentiment d’illégitimité et de honte.

Pourtant, on peut s’entraîner à un autre type de réaction plus en phase avec la réalité et plus léger au quotidien.

Le scénario classique est le suivant : mon système nerveux sature (il entre en hyperstimulation) et je m’en veux pour ça, ce qui empire la situation. 

C’est une réaction de notre subconscient qui est automatique et liée à la non-acceptation globale de la sensibilité, y compris en nous-mêmes.

Dans l’idéal, on aimerait voir ce signal comme … un signal, tout simplement.

Il ne dit pas «Je ne suis pas assez bien».

Il dit juste : «mon système nerveux sature, j’ai besoin d’un moment pour souffler, vider mon verre».

Lorsqu’on n’y ajoute pas une couche de honte, la situation devient beaucoup plus agréable à gérer.

Malgré cette compréhension, la transition ne se fait pas toute seule en claquant des doigts. Il y a tout un entraînement pour prendre confiance dans cette nouvelle interprétation.

Souvent, la compréhension intellectuelle des mécanismes liés à la haute sensibilité est un bon point de départ.

Ensuite, l’idée c’est de trouver un moyen de vivre ces concepts jusqu’à ce qu’ils deviennent une évidence pour notre être tout entier. On parle alors d’intégration.

Pour intégrer cette nouvelle perspective, «l’hyperstimulation est un signal, elle n’est pas honteuse», il y a différents chemins.

J’en propose certains à travers des accompagnements et des formations qui débouchent aussi sur d’autres points clés de ces changements intérieurs.

Dans ces activités, je joue un peu le rôle d’un miroir.

Beaucoup de ces croyances sur la sensibilité se sont ancrées en nous via le miroir de non-acceptation que la société projette. Ici on peut se reconstruire avec un miroir qui projette une image saine d’une sensibilité accueillie. C’est aussi intéressant en groupe, car chacun·e amène une image de ce qu’iel a déjà intégré.

Lire cet article en fait aussi partie, en discuter profondément avec quelqu’un y contribue également. Il y a tant de façons de procéder.

Ce que j’aimerais vous dire c’est que vous n’êtes pas seul·e et vous pouvez marcher sur ce chemin avec d’autres personnes sensibles à vos côtés qui renvoient cette image soutenante.

J’aime proposer ces bulles de sécurité dans lesquelles chaque personne peut être un peu plus elle-même, proche de son authenticité.

Après on développe une sorte de fluidité qui nous permet de mieux naviguer les situations sociales du quotidien.

On ose montrer un peu plus de nous, on se sent un peu plus en sécurité. Ça nous fatigue un peu moins. On met une limite par-ci, une limite par-là. Et on avance ainsi un pas à la fois vers notre épanouissement.

La prochaine fois que vous vous sentez en hyperstimulation : observez vos pensées et vos émotions présentes, pas pour les chasser, mais pour les accueillir.

C’est dans cet espace curieux et bienveillant que l’entraînement opère. Et ensuite, vous pouvez faire le point :

«Ok je suis hyperstimulé·e. J’ai besoin d’un moment pour vider mon verre.»

Alors vous pouvez vous poser les questions suivantes et prendre soin de vous :

Qu’est-ce qui vous est disponible pour apaiser votre système nerveux ? 

Qu’est-ce que vous allez faire pour respecter votre besoin ?

Au plaisir de lire vos découvertes dans les commentaires,

Chaleureusement

Simon

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